Un peu plus de deux semaines se sont écoulées depuis la fin de mon Chemin des Outaouais et je m’étais promis de vous écrire au retour de cette merveilleuse expérience. Alors avant que les souvenirs ne s’embrouillent trop voici…
Combien de fois m’a ton demandé pourquoi cette marche? J’ai eu largement le temps d’y réfléchir tout au long des kilomètres. Si chaque marcheur le fait pour des motifs différents, pour moi j’en ai conclu que c’était une marche de la bienveillance.
Bienveillance dans l’accueil attentionné de plusieurs de nos hôtes en hébergement et dans les haltes.
Bienveillance de la providence qui nous a fait faire vivre des expériences fortuites - rencontre avec la communauté du cimetière Écossais qui nous a nourri littéralement (en sandwichs), mais aussi en histoires des fondateurs du Lochaber; et un touchant récital de piano bénéfice à la petite église Hudson.
Bienveillance des commerçants ou des passants admiratifs rencontrés au fil de la marche - certains relataient leurs expériences de Camino.
Bienveillance de Soeur Mariette, qui malgré tous ses engagements envers les démunis de sa paroisse trouve le temps d’accueillir les pèlerins et de leur parler d’humilité, de persévérance et d’amour des autres.
Bienveillance de mes compagnes de routes - Karen ma partenaire de vie et Manon, marcheuse d’expérience que nous ne connaissions pas et qui nous a adopté - avec qui j’ai partagé ces kilomètres de marche dans le respect de nos espaces personnels mais aussi dans le souci du bien être de chacun - heureusement personne n’a souffert d’avaries physiques significatives -, et surtout dans la joie de partager de bons moments ensemble en fin de journées.
Et je ne voudrais pas oublier la bienveillance des fondateurs du Chemin des Outaouais, des membres du Conseil et des bénévoles qui ont semé et méticuleusement jardiné les graines de cette aventure.
Voilà mon Chemin des Outaouais et merci pour ce parcours de bienveillance.