Une journée sur le Chemin des Outaouais
Juin 2005 - de Chute-à-Blondeau à Rigaud, 25 km

Sac à dosD’où viennent ces beaux sourires ?D’où viennent ces beaux sourires ?D’où viennent ces beaux sourires ? Ce matin-là, au petit déjeuner, on nous a accueillis en jouant du piano pour souligner notre entrée dans la salle. Je n’avais jamais connu ça... Portés par cet accueil, nous entreprenons notre étape, la plus longue du pèlerinage, qui nous mènera de l'Ontario au Québec, de Chute-à-Blondeau à Rigaud, sur 25 km.

Dans la relative fraîcheur du matin, nous marchons le long de la rivière des Outaouais. Nous surprenons quelques oiseaux. Le soleil scintille sur la rivière. Le vent caresse les foins. Les fermes s’approchent puis s’éloignent lentement, pas à pas. Comme la journée avance et que les ombres reculent, nous entrons dans le Parc des Voyageurs où c’est au tour des moustiques et des taons de nous accueillir. Allons-nous encore demeurer ces pèlerins « zen » qui marchent dans la paix et le silence?

Bientôt, nous traversons le remblai du barrage de Carillon où quelques fleurs persistent, contre toute attente, à pousser. Dans la chaleur grandissante, nous avançons plus lentement, cherchant l’ombre des grands arbres pour nous rafraîchir au bord de la route et boire un peu d’eau. Après le repas de midi, pris à l’ombre d’une haie, nous entrons, Lucille, Vivianne et moi, dans Rigaud. Montant vers le Sanctuaire, nous finissons par nous asseoir dans l’herbe, fatigués et ayant perdu notre chemin.

Un véhicule s’arrête près de nous : « Bonjour, je suis le Père Secours ». Nous nous retenons de rire pensant qu’il nous fait une blague. Mais non, c’est son vrai nom : le Père Patrick Secours. C’est lui, un des nombreux « anges » sur notre route, qui nous ramène à notre gîte : le monastère des Clercs de Saint-Viateur. Accueillis, logés, douchés, nourris, nous montons avec Ruth à la Chapelle du Sanctuaire qui surplombe toute la région. Le Père Houle y dira la messe pour nous : moment de paix, de grâce et de communion avant de nous mettre au lit, dans les draps qui sentent la lavande. Demain, il nous faudra déjà repartir.

Une journée de pèlerinage. Une journée dans une vie. Une journée que nous n’oublierons pas.

À vous tous qui partez ou qui rêvez de partir, nous offrons cette prière (Ps. 120, 8) :

« Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant et à jamais. »